Le rejingot est une pièce de maçonnerie obligatoire selon le DTU 36.5 qui impose une hauteur minimale de 25 mm pour garantir l’étanchéité sous vos menuiseries. Cette surélévation technique constitue le premier rempart de votre habitation contre les agressions climatiques extérieures.
Pourtant, un appui mal conçu ou absent est responsable de 80 % des sinistres liés aux infiltrations d’eau. Nous allons détailler les règles de pose rejingot fenêtre et les solutions de rattrapage pour protéger durablement votre structure et vos isolants.
L’essentiel à retenir : le rejingot est une barrière de maçonnerie indispensable qui garantit l’étanchéité de vos fenêtres selon le DTU 36.5. En imposant une hauteur minimale de 25 mm et une pente de 10 %, il évite que l’eau ne s’infiltre. Ce dispositif est crucial, car un rejingot non conforme cause 80 % des sinistres liés aux menuiseries.
Sommaire
Pourquoi la pose d’un rejingot de fenêtre est indispensable
Le rejingot, pièce de maçonnerie obligatoire selon le DTU 36.5, assure l’étanchéité à l’eau sous la menuiserie. Sa hauteur minimale de 25 mm et sa pente vers l’extérieur préviennent les infiltrations critiques en formant une barrière physique.
Cette protection structurelle empêche l’humidité de s’installer durablement, protégeant ainsi l’intégrité de votre façade face aux intempéries.
Le rempart contre les infiltrations et l’humidité
Le rejingot agit comme un barrage mécanique. Il bloque l’eau de pluie poussée par le vent. Cette barrière évite que l’humidité ne pénètre sous le dormant.
Sans cet appui, l’isolant intérieur s’imbibe rapidement. Cela provoque des moisissures sur les plâtres. La structure du mur reste ainsi saine et sèche.
Un rejingot mal conçu est la cause directe de 80 % des sinistres liés aux menuiseries.
Ce que disent les normes DTU 36.5
Le DTU 36.5 impose des règles strictes pour la pose des fenêtres. Il définit les dimensions et la forme de l’appui. Le non-respect de ces normes rend l’installation non conforme.
En cas de dégât des eaux, l’assurance peut refuser l’indemnisation. L’expert vérifiera systématiquement la présence du rejingot réglementaire lors de son passage.
Respecter ces règles est utile pour rénover vos fenêtres en bois sereinement. Une pose conforme garantit la sécurité de votre habitation.
Les 3 dimensions clés pour un appui conforme
Après avoir compris l’aspect réglementaire, il faut se pencher sur les mesures précises qui garantissent cette efficacité technique.
Hauteur et pente : les chiffres à respecter
La hauteur du rejingot doit atteindre au moins 25 mm. Cette mesure se prend depuis le plat de l’appui. Elle empêche l’eau stagnante de franchir le seuil. C’est une sécurité vitale lors de fortes tempêtes ou d’orages violents.
L’inclinaison de l’appui est tout aussi fondamentale. Une pente de 10 % vers l’extérieur est généralement recommandée. Cela facilite l’évacuation gravitaire rapide des eaux de ruissellement loin du bâti.
Utiliser 25 mm de hauteur et une pente vers l’extérieur permet de guider le regard du lecteur tout en protégeant votre pose rejingot fenêtre.
La fonction du larmier et de la goutte d’eau
Le larmier se situe en sous-face de l’appui saillant. On l’appelle aussi goutte d’eau. Son rôle est de casser le filet d’eau pour éviter qu’il ne salisse la façade.
La pièce d’appui de la menuiserie vient recouvrir le rejingot. Ces deux éléments travaillent ensemble pour une étanchéité parfaite. L’assemblage doit être jointoyé avec un mastic silicone de qualité.
- Rôle du larmier : protection façade
- Rôle du rejingot : barrière étanche
- Complémentarité : jonction mécanique
Comment choisir entre rejingot béton ou profilé PVC ?
Le respect des cotes est une chose, mais le choix du matériau détermine la durabilité et l’isolation thermique de votre installation.
La robustesse du traditionnel maçonné
Le béton moulé reste la solution la plus pérenne. Il s’intègre directement à la structure du gros œuvre. Sa solidité permet de supporter des menuiseries lourdes comme le triple vitrage.
Attention toutefois aux ponts thermiques avec le béton. Il faut souvent prévoir une coupure isolante entre l’appui et l’intérieur. Cette précaution évite les zones froides responsables de la condensation hivernale.
| Critère | Béton maçonné | Profilé PVC/Alu |
|---|---|---|
| Durabilité | Excellente | Moyenne |
| Isolation thermique | Faible | Excellente |
| Facilité de pose | Difficile | Simple |
| Coût | Élevé | Économique |
La praticité des solutions rapportées en rénovation
Les profilés en PVC ou aluminium sont parfaits en rénovation. Ils se fixent sur un appui existant trop plat. Ces solutions évitent de lourds travaux de maçonnerie dans l’habitat.
Ces matériaux résistent parfaitement aux rayons UV et aux intempéries. Ils ne demandent aucun entretien particulier contrairement au béton. Un simple coup d’éponge suffit pour garder un aspect neuf.
Pour garantir la stabilité de vos aménagements extérieurs, découvrez comment choisir des plots pour terrasse bois adaptés. La pose rejingot fenêtre demande la même rigueur technique.
Solutions concrètes pour rattraper un appui inexistant
Si vous constatez que votre appui actuel ne respecte pas ces critères, des méthodes de rattrapage efficaces existent pour sécuriser vos travaux.
Diagnostiquer l’état de la maçonnerie avant travaux
Examinez d’abord la planéité de votre support actuel. Utilisez un niveau à bulle sur toute la largeur. Cherchez d’éventuelles micro-fissures qui pourraient laisser passer l’eau par capillarité.
Vérifiez si l’ancien rejingot n’a pas été arasé lors d’une précédente rénovation. Si la surface est lisse et sans relief, l’étanchéité est compromise. Il faudra alors créer une nouvelle barrière physique avant de pose rejingot fenêtre.
Un diagnostic précis évite de poser une fenêtre neuve sur une base déjà condamnée.
Poser une pièce d’appui complémentaire
La fixation d’un profilé de rattrapage nécessite un mastic élastomère performant. Appliquez un cordon généreux sur toute la longueur. Vissez ensuite la pièce mécaniquement dans la maçonnerie pour la stabiliser.
L’usage de bandes d’étanchéité pré-comprimées est fortement recommandé sur les côtés. Elles assurent la jonction entre le rejingot et les tableaux. C’est le point le plus sensible aux infiltrations latérales.
Pour garantir la pérennité de votre ouvrage, inspirez-vous des techniques de lambourdage de terrasse en bois qui optimisent également l’évacuation des eaux. Une structure saine repose toujours sur une gestion rigoureuse de l’humidité.
Sécurisez votre habitat en respectant la hauteur de 25 mm et la pente de 10 % imposées par le DTU. Ces mesures garantissent une étanchéité parfaite et protègent durablement vos murs contre l’humidité. Agissez dès maintenant pour pérenniser votre pose rejingot fenêtre et savourez enfin la sérénité d’un intérieur sain et sec.
FAQ
Pourquoi la présence d’un rejingot est-elle obligatoire pour mes fenêtres ?
Le rejingot est un élément de maçonnerie indispensable car il constitue la seule barrière mécanique capable de bloquer les infiltrations d’eau sous votre menuiserie. Selon les normes DTU 36.5, cette pièce garantit l’étanchéité à l’eau de votre installation, protégeant ainsi vos isolants et vos murs intérieurs contre l’humidité et les moisissures.
Sans ce relief protecteur, l’eau de pluie poussée par le vent s’infiltrerait directement dans votre structure. En respectant cette obligation, vous assurez la pérennité de votre bâti et vous restez couvert par vos assurances en cas de sinistre lié à l’eau.
Quelles sont les dimensions réglementaires pour un appui de fenêtre conforme ?
Pour être efficace et conforme aux règles de l’art, le rejingot doit présenter une hauteur minimale de 25 mm par rapport au plat de l’appui. Sa largeur doit être d’au moins 40 mm pour une pose traditionnelle (ou 30 mm pour certains éléments préfabriqués), offrant ainsi une surface d’appui stable pour la traverse basse de votre fenêtre.
En complément de cette hauteur, une pente vers l’extérieur d’au moins 10 % est requise sur l’appui. Cette inclinaison est cruciale pour permettre l’évacuation rapide des eaux de ruissellement et éviter toute stagnation dangereuse au niveau du joint d’étanchéité.
Comment faire si mon appui de fenêtre actuel ne possède pas de rejingot ?
Si vous rénovez et que votre appui est plat, vous pouvez opter pour un rejingot rapporté. Il s’agit de fixer une pièce complémentaire, souvent en PVC, en aluminium ou même en bois traité, directement sur la maçonnerie existante. Cette solution évite de lourds travaux de démolition tout en recréant la barrière d’étanchéité nécessaire.
Lors de cette opération de rattrapage, il est primordial d’appliquer un cordon de mastic élastomère généreux et d’utiliser des bandes d’étanchéité pré-comprimées. Ces accessoires assurent la jonction étanche entre le nouveau profilé et le gros œuvre, empêchant l’humidité de passer par capillarité.
Quel matériau privilégier entre le béton et le PVC pour un rejingot ?
Le choix dépend principalement de la nature de vos travaux. Le béton moulé est la solution la plus robuste et durable, idéale pour les constructions neuves ou les lourdes rénovations. Il supporte parfaitement le poids des menuiseries modernes, mais nécessite une attention particulière pour traiter les ponts thermiques.
À l’inverse, les profilés en PVC ou aluminium sont extrêmement pratiques en rénovation grâce à leur légèreté et leur facilité de pose. Ils ne demandent aucun entretien, résistent aux UV et offrent une excellente étanchéité, bien qu’ils soient moins massifs que la pierre ou le béton traditionnel.
Qu’est-ce qu’un larmier et quel est son rôle avec le rejingot ?
Le larmier, que l’on appelle aussi « goutte d’eau », est une rainure située sous la partie saillante de l’appui de fenêtre. Son rôle est de casser le filet d’eau qui s’écoule pour qu’il tombe directement au sol au lieu de ruisseler le long de votre façade. C’est un complément indispensable au rejingot.
Alors que le rejingot empêche l’eau d’entrer à l’intérieur de la maison, le larmier protège l’aspect extérieur de vos murs de l’enduit sous la fenêtre.



